Collection: Marguerite Duras

Avant L'Amant et le prix Goncourt de 1984, Marguerite Duras a été enfant à Saïgon, fonctionnaire sous Vichy puis résistante et romancière en 1943 avec son premier roman Les Impudents. Suivront de nombreux titres comme La vie tranquille ou Un Barrage contre le Pacifique, ainsi que des incursions dans le cinéma et le théâtre. Une œuvre bâtie par strates. Découvrez nos éditions originales de Marguerite Duras.

35 produits

Marguerite Donnadieu naît le 4 avril 1914 à Gia Định, près de Saïgon, dans une famille d'enseignants de l'Indochine française. Après la mort de son père, elle grandit au gré des affectations de sa mère, jusqu'à ce que celle-ci investisse ses économies dans une concession de terres incultivables, régulièrement envahie par la mer : ce décor nourrira Le Barrage ainsi que plusieurs de ses romans. Le baccalauréat obtenu, elle quitte définitivement l'Indochine au tout début des années 1930 pour s'installer à Paris.

De Vichy au premier roman

Entrée en 1937 au ministère des Colonies, elle y cosigne en 1940, avec Philippe Roques, L'Empire français, un ouvrage de commande sur l'empire colonial, son tout premier livre publié. En 1942, elle rejoint le Comité d'organisation du livre, l'organisme chargé, sous le contrôle des Allemands, d'attribuer aux éditeurs agréés par Vichy leur quota de papier, alors sévèrement rationné. L'année suivante, elle publie chez Plon son premier roman, Les Impudents, sous le nom de Duras, celui du village où se trouve la maison paternelle en Lot-et-Garonne ; suit Une Vie tranquille dès 1944.

Du roman au cinéma et au théâtre

Un barrage contre le Pacifique, publié en 1950, la révèle au grand public : ce roman d'inspiration autobiographique manque le prix Goncourt d'une seule voix. Elle passe ensuite au cinéma en signant, pour Alain Resnais, le scénario et les dialogues d'Hiroshima mon amour, présenté à Cannes en 1959 et publié chez Gallimard l'année suivante. Puis vient le théâtre : en 1965, Madeleine Renaud crée Des journées entières dans les arbres, adaptation de sa propre nouvelle et premier grand succès de Duras sur scène, qu'elle prolongera avec plusieurs autres pièces.

En 1984, L'Amant, récit de son adolescence à Saïgon et de sa liaison avec un riche Chinois de Cholon, obtient le prix Goncourt et connaît un succès international. Insatisfaite de l'adaptation qu'en tire Jean-Jacques Annaud, elle publie en 1991 une seconde version du récit, L'Amant de la Chine du Nord. Elle meurt à Paris le 3 mars 1996.

Sur l'œuvre. Chez Duras, le roman, le cinéma et le théâtre se répondent sans jamais se répéter. L'Indochine, le corps, le désir, tout est évoqué, sans pudeur, sans réserve. Notre catalogue rassemble plusieurs éditions originales de cette œuvre.

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